culpabilité

  • La culpabilité de n'avoir rien pu faire pour aider un proche

    A quoi sert la culpabilite imagepanoramique647 286

    La culpabilité de n'avoir rien pu faire pour aider un proche, a un lien très étroit avec un sentiment d'impuissance, qu'il s'agisse :

    • Du médecin dont l'épouse meurt d'un cancer
    • De voir quelqu'un qui nous est proche se noyer sous nos yeux, sans pouvoir intervenir
    • D'apprendre le suicide d'un proche et de penser qu'on aurait pu l'aider
    • De voir quelqu'un que l'on aime se faire battre sans que l'on puisse intervenir
    • D'assister à la dégradation de l'état de santé d'un être cher sans pouvoir l'aider, etc....

    Exemple :

    Yvonne a 70 ans et souffre d'insomnie depuis 35 ans. Que s'est-il dont passé il y a 35 ans ? 
    A cette époque, Yvonne a trois enfants, dont un garon de 10 ans, Eric. Ce dernier a un copain, Simon, dont les parents partent à l'étranger pour deux semaines. Comme les deux enfants sont très liés par une belle amitié, les parents de Simon demandent à Yvonne si elle peut garder leur fils pendant leurs vacances.
    Yvonne accepte avec joie. Pendant les vacances, les deux garçons vont se baigner au lac à proximité du chalet d'été d'Yvonne, Simon, l'ami d'Eric, se noie. Les parents de Simon n'ont jamais culpabilisé Yvonne, mais celle-ci s'est répété des centaines de fois qu'elle n'aurait pas dû les laisser aller seuls au lac, qu'ils étaient trop jeunes, etc.
    Yvonne me disait qu'Eric, qui a maintenant 45 ans, est toujours malade (culpabilité qu'il porte aussi).

    L'insomnie passagère peut être une conséquence de la tension, des inquiétudes qui entraînent une prédominance de notre système orthosymathique, nous gardant éveillé. L'insomnie chronique, elle, est presque toujours reliée à de la culpabilité. Cependant, chez les personnes âgées, elle peut exprimer la peur de mourir. Aussi, devant un problème d'insomnie tenace, nous aurions intérêt à chercher le sentiment de culpabilité qui nous habite.

    La culpabilité de n'avoir rien pu faire, c'est aussi la culpabilité de n'avoir pas agi au bon moment et d'être passé à côté de quelque chose de très important.

    Que de fois j'ai eu en thérapie des personnes qui pleuraient dans mes bras en me disant : "Je ne lui ai jamais dit que je l'aimais." Cette personne, c'était parfois leur père, leur mère ou leur enfant qui était décédé subitement.

    Louis vit une dépression chronique depuis 3 ans. Il est en thérapie avec médication depuis plus de deux ans. Comme son médecin généraliste constate peu de résultats, il l'oriente vers moi. Que ressort-il de l'entrevue ? Louis avait un frère qui est décédé il y a un peu plus de trois ans. Il est convaincu qu'il a bien accepté sa mort. A l'enterrement, il n'a pas versé une larme. Mais, lorsqu'on plonge au coeur de cette émotion qu'il s'était cachée à lui-même, il éclate en sanglots et dit : "Je ne lui ai pas dit que je l'aimais." D'où cette profonde culpabilité. Il ne lui avait pas dit qu'il l'aimait et, maintenant, il est trop tard. Lorsque Louis comprit que les pensées sont des ondes qui se transmettent et que son frère connaissait son amour, il se pardonna et se libéra de sa dépression. 

     

    Source : Méta médecine : la guérison à votre portée

  • Comment se libérer d'un sentiment d'impuissance relié à un sentiment de culpabilité ?

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    Le sentiment d'impuissance réveille toujours des émotions refoulées, qui n'ont pas été libérées. Par exemple, une petite fille assiste à une scène de violence. Son père bat sa mère qui pleur, crie, supplie. La petite se sent seule avec ses émotions et totalement impuissante à pouvoir aider sa mère.

    Plus tard, chaque fois qu'elle verra son conjoint ou son enfant souffrir, elle ne pourra le supporter car cela la ramènera inconsciemment à cet événement où elle s'était sentie si impuissante. Pour ne pas ressentir de sentiment d'impuissance, elle en fera trop. Elle décidera et voudra à la place de son mari ou de sa fille.

    Les personnes qui portent un sentiment d'impuissance vis-à-vis de la souffrance des autres se retrouvent souvent dans l'un de ces groupes :

    • Ils choisissent un travail en relation d'aide (médecin, psychologue, psychiatre, thérapeute, etc.)
    • Ils sont incapables d'entrer dans un hôpital ou de voir du sang. A la vue de leur conjoint ou de leur enfant malade, ils prennent la fuite ou se mettent en colère, allant parfois jusqu'à frapper la personne qui souffre.
    • Ils ont des conflits avec leur conjoint si ce dernier se montre un peu trop autoritaire avec leurs enfants.

    Les uns comme les autres ont à apprendre à se détacher de la souffrance des autres.

    Il est remarquable de constater que les thérapeutes, médecins, psychologues, etc. se retrouvent souvent, dans leur relation de couple ou familiale, en présence d'une personne qui souffre. Ce qui les amène à dire ou à penser : "Comment se fait-il que je puisse aider tant de personnes alors que je suis incapable de soulager celle que je voudrais aider le plus ?"

    Pour se libérer du sentiment d'impuissance, il suffit simplement d'accepter que les événements vécus par la ou les personnes en cause sont ceux qu'elles devaient vivre pour intégrer leurs leçons de vie. La personne qui vit un sentiment d'impuissance doit apprendre le détachement par rapport à ce que vivent les autres.

    Je me souviens de cette dame de 62 ans qui pleurait depuis plus de 50 ans la mort de son frère et qui persistait à croire que, si elle avait été là, il ne se serait pas noyé. 

    Elle avait 12 ans et son frère 13 ans. Ils étaient les meilleurs copains. Comme ils habitaient près d'un lac, ils aimaient beaucoup aller se baigner ensemble. Par une belle journée, ensoleillée, son frère l'invita à l'accompagner au lac. Elle était menstruée et ne voulait pas lui dire. Son frère insista pour qu'elle vienne. Elle lui dit : "Vas-y sans moi, je n'ai pas envie de me baigner aujourd'hui." Il y alla seul et se noya cet après-midi là. Elle se sentit si coupable de ne pas l'avoir accompagné. Elle pensait : "Si j'avais été là, j'aurais pu la sauver."

    Cette culpabilité lui avait gâché une grande partie de sa vie. Elle put s'en libérer lorsqu'elle accepta que cela faisait partie de ce que son frère avait à vivre comme expérience sur la voie de l'évolution. Si cela n'avait été, quelqu'un d'autre aurait été là pour le sauver. Elle avait à apprendre à se détacher de cet être qu'elle aimait tant. C'est sa leçon de vie.

    Souviens-toi que se détacher ne signifie pas être indifférent ou ne pas intervenir lorsque tu en as les moyens. Se détacher, c'est comprendre ce que vit l'autre, accepter la situation qu'il traverse, lui tendre la main si cela t'est possible, mais aussi accepter de le laisser vivre sa souffrance s'il ne veut pas d'aide et accepter ton impuissance lorsque tu ne peux rien faire.

    Si ce sentiment d'impuissance se représente, recherche ce qu'il réveille en toi et fais le processus de détachement pour t'en libérer.


    "Soyons libres, Soyons sans limite, Soyons un tout, guéris et unis."

    "Parce que nous attendons de quelqu'un, et uniquement pour cela, nous souffrirons, car le désir apporte la souffrance et l'amour apporte la joie."

    Joan Walsh Anglund


    Source : Méta médecine : la guérison à votre portée