émotions

  • Comment les organes du corps sont-ils liés aux émotions ?

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    Article posté par Vanessa dans mon groupe "Guidances et Soins énergétiques"


    Il est bon de garder ses émotions sous contrôle pour jouir d’une bonne santé, car nos organes intérieurs peuvent aussi être affectés par nos états émotionnels.

    Vous êtes-vous déjà demandé comment les émotions influent sur les organes de votre corps ?

    Selon la médecine chinoise traditionnelle, notre corps répond à chaque stimulation, intérieure ou extérieure, qui génère une tempête de réactions.
    Notre organisme n’est pas uniquement conçu pour métaboliser les fonctions basiques de transformation des aliments en énergie pour notre survie.
    Il transforme aussi toutes les stimulations et génère une réponse positive ou négative, qui affecte tous les organes dont il est composé.
    En plus des stimulations physiques qu’il reçoit à travers les sens, se trouvent les émotions ou les sentiments qui, même s’ils semblent ne rien affecter physiquement, entraînent des réactions qui stimulent ou inhibent certains organes de notre corps.
    C’est un processus sain mais quand les émotions sont graves, négatives et prolongées, elles peuvent nuire aux organes et les rendre encore plus vulnérables face à des maladies.

    Les organes et les émotions qui les affectent

    Comment les organes du corps sont-ils liés aux émotions ?


    Le processus de détérioration de n’importe quel organe a un lien direct avec les émotions et les sentiments que nous expérimentons.
    Si vous tenez compte que lorsqu’un organe est affecté, il déséquilibre tout notre corps, il est important de connaître la cause émotionnelle qui l’affecte, pour travailler à la guérison.
    Cela implique de changer l’état de nos émotions et de les transformer en pensée positives.
    Dans cet article, nous allons vous expliquer quels sont les organes et les émotions qui peuvent les affecter.

    Voici comment les organes du corps sont-ils liés aux émotions :


    1. Cœur et intestin grêle : la joie

    Selon la médecin traditionnelle chinoise, la joie est l’émotion qui est liée à deux organes.
    En accord avec les processus du corps, le cœur régule le sang et contrôle les vaisseaux sanguins. L’intestin grêle, lui, est chargé d’absorber les nutriments et les minéraux des aliments.
    Même si une émotion saine comme la joie stimule le fonctionnement de ces organes, les excès qui en proviennent peuvent entraîner les phénomènes suivants :

    • Nervosité
    • Tachycardie
    • Insomnie
    • Manque de concentration

    Les personnes qui ont ces organes affectés sont souvent des personnes sensibles, extraverties et bavardes, qui ont des émotions débordantes et une émotivité accrue.
    Prendre soin de son euphorie, de son agitation, de son excitation ou de son excès d’émotivité aidera au bon fonctionnement de ces organes, essentiels pour notre corps.


    2. Le foie et la vésicule biliaire : la colère
     

    La colère, comme toutes les émotions dérivées, est associée à ces organes.
    Le foie est chargé de stocker le sang et de réguler la circulation de l’énergie vitale. La vésicule biliaire, quant à elle, accumule et secrète la bile.
    Si vous avez des problèmes avec ces organes, peut-être que vous êtes une personne très dynamique, mais excessivement préoccupée et qui peut même réagir avec agressivité.
    En plus de la colère, vous devrez faire attention aux sentiments de frustration et d’indignation.
    Il faut savoir qu’un foie qui fonctionne normalement produit une énergie génératrice et libératrice.


    3. La rate et l’estomac : l’obsession


    Ces organes sont liés à l’obsession, à la nostalgie et à la réflexion.
    Alors que l’estomac transforme les aliments, la rate, qui fait partie du système lymphatique, lutte contre les infections et maintient l’équilibre des liquides dans le corps.

    Celleux qui souffrent de maladies en lien avec ces organes sont des personnes tranquilles et calmes mais qui ont des difficultés à prendre des décisions.
    L’équilibre de l’énergie entre les deux organes favorise la compassion et l’empathie.


    4. Le poumon et le gros intestin : la tristesse


    Ces organes sont liés à la mélancolie, à la tristesse et à l’affliction.
    Les poumons régulent la respiration et l’intestin s’occupe de la digestion, de l’absorption des nutriments et de l’immunité de l’organisme.
    Si vous avez des problèmes avec ces organes, peut-être que vous êtes une personne indépendante et très rationnelle, mais vous avez tendance à vous renfermer dans votre propre monde intérieur.
    Des symptômes physiques peuvent apparaître, tels que le manque d’appétit, l’oppression dans la poitrine ou le dégoût.


    5. Les reins et la vessie : la peur


    Les reins sont associés à la peur et à l’angoisse. Ces organes se chargent de l’évacuation des déchets dans le sang, alors que la vessie stocke l’urine et contrôle l’excrétion.
    Certaines personnes, qui présentent une douleur lombaire, une fragilité et d’autres symptômes, peuvent passer par des situations d’incertitude.
    Maintenir l’équilibre de l’énergie rénale permet de développer la confiance en ses capacités propres.
    Maintenant que vous connaissez les émotions qui affectent les organes du corps, vous pouvez travailler pour les transformer en pensées positives et favoriser la guérison de votre organisme.

  • Les Emotions, entre Libre Expression, et Passage à l’Acte

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    Article posté par Vanessa sur mon groupe "Guidances et Soins énergétiques"


    Un des obstacles principal à la libre expression des émotions est l’anticipation des conséquences.

    Typiquement, par exemple, je ressens de la colère, mais j’ai peur des conflits éventuels que son expression pourrait entraîner, ou bien j’anticipe que l’on me rejette ou que l’on ne m’aime plus si je manifeste mon agressivité, ou encore, je ne veux pas blesser l’autre… alors je refoule ma colère, je l’intériorise ou la retourne contre moi même et si je fais cela depuis l’enfance je peux même ne plus ressentir la colère car son refoulement est devenu un réflexe qui se manifeste instantanément (Ce raisonnement est valable avec toutes sortes d’émotions).

    Autrement dit l’un des obstacle majeur qui se dresse entre moi et mes émotions est la représentation à laquelle, ou auxquelles j’associe cette émotion et son expression ou son passage à l’acte. Ainsi certaines personnes pensent : « Si j’écoute ma tristesse, je vais pleurer et si l’on me voit on va me juger comme un faible… si j’écoute ma sensation de dé-pression je vais tomber dans un trou sans fond dont je risque de ne jamais me relever, je ne pourrais plus affronter les difficultés de la vie… si j’écoute ma colère, je vais rougir ou me mettre à trembler et je peux finir par exploser, on me considérera comme quelqu’un qui n’a aucune maitrise etc…

    Une fois que l’on a associé intérieurement le bébé et le bain, on a vite fait de jeter l’un avec l’autre. Ainsi en rejetant les conséquences éventuelles supposées liées à l’expression ou la mise en acte d’une émotion, on rejette en même temps sans faire le tri, l’émotion elle même. Pourquoi fait on cela? Parce-que dans notre modèle de société on ne sait plus séparer le simple ressenti de l’émotion, d’avec:

    1) les représentations négatives ou dévalorisées de sa simple expression dans le corps (larmes, tremblements, abattement, rougeurs, agitations, sueurs etc..) ou de son expression dans la parole (« je me sens en colère », « je sens de la tristesse » etc..)

    2) son passage dans un acte souvent dirigé vers quelqu’un (crier sur, taper sur, insulter quelqu’un, projeter ou rendre l’autre responsable de notre passage émotionnel etc…), ainsi que les jugements moraux qui en découlent (ce n’est pas bien, c’est mal).

    Et si je pouvais exprimer librement dans mon corps et mes mots les émotions profondes qui m’habitent sans que je ne sois obligé d’en « faire » quoi que ce soi ?

    Et si je m’apercevais du même coup, qu’exprimer « sans faire » entraîne de vraies actions intérieures et surtout un vrai entraînement à la gestion des émotions ?

    C’est ainsi, que dans l’entraînement des sportifs de hauts niveaux on travaille par exemple la visualisation et la représentation imaginaire d’une future performance sportive pour préparer leurs corps et leurs circuits neuronaux. Sans « rien faire » juste en imaginant la situation, ils sont pourtant en train de préparer certains des circuits cérébraux impliqués dans la pratique physique réelle dont on s’est aperçu qu’ils sont les même que lors de la pratique imaginée. La préparation est du même ordre pour l’apprentissage des émotions, libérer et partager ses émotions hors de toute situation réelle, dans la sécurité de l’espace thérapeutique, sans d’autres buts que de vivre ses émotions en dehors des moments de réalités ou ils ont eu lieu la première fois, est l’entrainement dont vous avez besoin pour apprivoiser vos émotions.

    Et si en plus de n’être obligé de rien (en faire) je pouvais exprimer mes sentiments en toute sécurité affective?

    Et si non seulement je n’ai rien à en faire de spécial, mais qu’en plus je peux séparer mes émotions de mes jugements portés sur les actes éventuels (blesser quelqu’un par exemple..). C’est ce qui doit être possible en thérapie, car chez le psychothérapeute, loin des interactions réelles avec le travail, les amours ou la famille, il ne peut plus y avoir de conséquences réelles immédiates chez les personnes concernées par nos émotions. Et sans conséquences, sans passage à l’acte possible, sans retours des personnes concernées, les jugements négatifs que l’on craint ou que l’on porte sur soi même, non plus de fondements. Il ne reste que l’émotion pure ressentie dans son corps. Or, l’émotion seule, par exemple

    « je me sens en colère », n’a plus rien de négatif dans les actes, si elle ne se transforme pas en « je casse la figure à cette personne », « j’insulte cette personne »ou « je la blâme directement pour ma situation ». Et de même, si je peux vivre ma tristesse dans le partage avec un psychothérapeute qui ne me juge pas et qui au contraire accueille la beauté de mon émotion de l’instant, alors j’ai plus de chance encore d’apprivoiser tranquillement mes propres jugements négatifs, et petit à petit plus de possibilités encore d’arriver à les dissociés de mon vécu émotionnel pour m’autoriser à les vivre plus pleinement jusqu’au bout.

  • Stimuler l’énergie et équilibrer les émotions

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    Auteur : Claire C.

    Faites cet exercice de 5 minutes avec vos mains pour stimuler l’énergie et équilibrer les émotions

    Le Jin Shin Jyutsu est un art très ancien d’origine Japonaise qui utilise le toucher pour harmoniser l’énergie du corps. Vous pouvez l’effectuer sur vous-même pour aider à équilibrer votre énergie et vos émotions en stimulant les méridiens de vos mains.

    La technique est simple, et on peut la faire n’importe où :

    • Chaque doigt est connecté à différents organes et émotions/attitudes.Consultez la liste ci-dessous pour savoir sur quelle zone vous voulez vous concentrer ou pour équilibrer tout le corps.
    • Tenez le doigt relié à l’émotion que vous voulez calmer, ou l’organe que vous voulez guérir pendant 3-5 minutes tout en respirant profondément.
    • Si vous voulez une harmonisation totale du corps, vous pouvez le faire avec tous les doigts de chaque main.

    Dans une étude réalisée sur des patients du Markey Cancer Center, ils ont ressenti des effets positifs, dont une réduction du stress et des nausées après chacune de leurs sessions. De nombreux patients qui avaient du mal à se reposer ont également déclaré qu’ils mettaient beaucoup moins de temps à s’endormir quand ils tenaient leur pouce.

    C’est peut-être pour cette raison que les bébés ont tendance à trouver un confort en suçant leur pouce ou que les gens font un doigt d’honneur pour montrer leur colère ?

    Stimuler l’énergie et équilibrer les émotions :

    Le pouce

    • Émotions/Attitudes : inquiétude, dépression, anxiété
    • Organes : estomac, rate
    • Symptômes physiques : maux d’estomac, maux de tête, problèmes de peau, nervosité

    Index

    • Émotions/Attitudes : peur, confusion mentale, frustration
    • Organes : reins, vessie
    • Symptômes physiques : problèmes digestifs, inconfort au niveau du poignet, du coude, du haut du bras, douleurs musculaires et au dos, problèmes de dents/ gencives, et dépendances

    Majeur

    • Émotions/Attitudes : colère, irritabilité, indécision
    • Organes : foie, vésicule biliaire
    • Symptômes physiques : problèmes de vue, fatigue, migraines, céphalées frontales, crampes menstruelles, problèmes de circulation

    Annulaire

    • Émotions/Attitudes : tristesse, peur du rejet, chagrin, négativité
    • Organes : poumons, gros intestin
    • Symptômes physiques : problèmes digestifs, problèmes respiratoires (asthme), bourdonnements dans les oreilles, sérieux problèmes de peau

    Auriculaire

    • Émotions/Attitudes : surmenage, faible estime de soi, insécurité, jugement, nervosité
    • Organes : cœur, intestin grêle
    • Symptômes physiques : problèmes osseux ou nerveux, problèmes cardiaques, pression artérielle, maux de gorge, ballonnements

    Cet article a été écrit par « Claire C. », tiré de son site Esprit Science et Métaphysiques dont voici la source originale : espritsciencemetaphysiques  
    Image empruntée au site creativeplenitude

  • Les émotions, une réaction du corps au mental (selon Eckhart Tolle)

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    Qu’en est-il des émotions ? Je me laisse plus souvent prendre par mes émotions que par mon mental.

    Dans le sens selon lequel j’emploie le terme, le mental ne fait pas seulement référence à la pensée.

    Il comprend également vos émotions ainsi que tous les schèmes réactifs inconscients mettant en rapport pensées et émotions.

    Les émotions naissent au point de rencontre du corps et du mental.

    Une émotion est la réaction de votre corps à votre mental, ou encore le reflet de votre mental dans le corps.

    Par exemple, une pensée agressive ou hostile crée dans le corps une accumulation d’énergie que nous appelons colère. Le corps s’apprête à se battre. La pensée d’être menacé physiquement ou psychologiquement occasionne une contraction dans le corps. C’est l’aspect physique de ce que nous appelons la peur. Les recherches ont prouvé que les émotions fortes peuvent même modifier la biochimie du corps. Ces modifications biochimiques constituent l’aspect physique ou matériel de l’émotion. Bien sûr, vous n’êtes généralement pas conscient de tous vos schèmes de pensée et ce n’est souvent qu’en observant vos émotions que vous pouvez les amener à la conscience.

    Plus vous vous identifiez à vos pensées, à vos goûts, à vos jugements et à vos interprétations, c’est-à-dire moins vous êtes présent en tant que conscience qui observe, plus grande sera la charge émotionnelle.

    Et ceci, que vous en soyez conscient ou non. Si vous ne réussissez pas à ressentir vos émotions, si vous en êtes coupé, vous en ferez l’expérience sur un plan purement physique, sous la forme d’un problème ou d’un symptôme physique.

    Étant donné qu’on a écrit énormément sur ce sujet au cours des dernières années, nous n’avons pas besoin de nous y attarder.

    Un profond schème émotionnel inconscient peut même se manifester sous la forme d’un événement qui semble simplement vous arriver.

    Par exemple, j’ai observé que les gens qui portent inconsciemment en eux une grande colère et qui ne l’expriment pas sont plus susceptibles de se faire attaquer verbalement ou physiquement par d’autres gens pleins de colère, souvent sans raison évidente. Il émane de ces premiers une forte vibration de colère qui entre en résonance avec la colère d’autres personnes et qui la déclenche.

    Si vous avez de la difficulté à ressentir vos émotions, commencez par centrer votre attention sur le champ énergétique de votre corps. Sentez votre corps de l’intérieur. Ceci vous mettra aussi en contact avec vos émotions. Nous explorerons cela plus en détail plus tard.

    Vous dites que l’émotion est la réaction corporelle du mental, mais il existe parfois un conflit entre les deux : le mental dit « non » alors que l’émotion dit « oui ». Ou vice-versa.

    Si vous voulez vraiment apprendre à connaître votre mental, observez l’émotion, ou mieux encore, ressentez-la dans votre corps, car celui-ci vous donnera toujours l’heure juste. Si, apparemment, il y a un conflit entre les deux, la pensée mentira alors que l’émotion dira la vérité.

    Non pas la vérité ultime de votre essence, mais la vérité relative de votre état d’esprit à ce moment-là.

    Les conflits entre pensées superficielles et processus mentaux inconscients sont certes chose commune.

    Mais si vous n’êtes pas encore capable de conscientiser l’activité mentale inconsciente sous la forme de pensées, celle-ci sera toujours reflétée dans le corps sous la forme d’une émotion. Et de cela vous pouvez prendre conscience.

    Fondamentalement, on observe une émotion de la même façon qu’une pensée, comme je l’ai expliqué plus haut. La seule différence, c’est qu’une émotion est fortement reliée au physique et que vous la ressentirez principalement dans le corps, alors qu’une pensée se loge dans la tête.

    Vous pouvez alors permettre à l’émotion d’être là sans être contrôlé par elle. Vous n’êtes plus l’émotion : vous êtes le témoin, la présence qui observe. Si vous vous exercez à cela, tout ce qui est inconscient en vous sera amené à la lumière de la conscience.

    Cela revient-il à dire qu’il est aussi important d’examiner les émotions que les pensées ?

    Oui. Prenez l’habitude de vous poser la question suivante :

    • « Qu’est-ce qui se passe en moi en ce moment ? »

    Elle vous indiquera la bonne direction. Mais n’analysez pas. Contentez-vous d’observer. Tournez votre attention vers l’intérieur. Sentez l’énergie de l’émotion. S’il n’y a aucune émotion, soyez encore plus profondément attentif à votre champ énergétique, à l’intérieur du corps. C’est la porte d’accès à l’Être.

    Habituellement, une émotion est la manifestation amplifiée et ravivée d’une forme-pensée.

    Du fait que la charge énergétique en est souvent fulgurante, il n’est pas facile au début de rester suffisamment présent pour la remarquer.

    Elle veut prendre possession de vous et y parvient en général, à moins qu’il n’y ait suffisamment de présence en vous.

    Si vous êtes ramené à l’identification inconsciente à l’émotion par manque de présence, ce qui est normal, l’émotion devient temporairement « vous ».

    Souvent, un cercle vicieux s’installe entre la pensée et l’émotion : elles s’attisent l’une l’autre.

    Le schème de pensée crée une réflexion amplifiée de lui-même sous la forme d’une émotion et la fréquence vibratoire de l’émotion continue d’alimenter la pensée d’origine.

    En ressassant mentalement des idées sur la situation, l’événement ou la personne ayant causé l’émotion, la pensée alimente l’émotion, qui à son tour déclenche la forme-pensée, et ainsi de suite.

    Fondamentalement, toutes les émotions ne sont que des variantes d’une seule émotion primordiale et non particularisée dont l’origine remonte à la perte de conscience de ce que nous sommes, au-delà du nom et de la forme.

    En raison de sa nature non particularisée, il est difficile de trouver un terme pouvant la décrire précisément.

    Le mot « peur » est celui qui s’en rapprocherait le plus. Mais à une perpétuelle sensation de menace, s’ajoute aussi une profonde sensation d’abandon et d’incomplétude.

    Il vaut donc mieux employer un terme aussi peu distinctif que l’émotion elle-même, un terme tel que « souffrance ».

    Une des principales tâches du mental est de se défendre contre cette souffrance émotionnelle et d’essayer de l’éliminer.

    C’est une des raisons pour lesquelles il est sans cesse en activité.

    Cependant, tout ce qu’il réussit à faire, c’est l’éclipser temporairement.

    En fait, plus le mental s’efforce de se débarrasser de la souffrance, plus elle est grande.

    Le mental ne peut jamais trouver la solution ni se permettre de vous laisser la trouver, car il fait lui-même intrinsèquement partie du « problème ».

    Imaginez un commissaire de police essayant de mettre la main sur un pyromane alors qu’il est lui-même ce pyromane. Vous réussirez à vous libérer de cette souffrance seulement à partir du moment où vous cesserez d’assimiler le sens de votre moi à l’identification au mental, c’est-à-dire à l’ego.

    À partir de ce moment-là, le mental est destitué de sa position de pouvoir et votre vraie nature fleurit par l’Être qui apparaît.

    Oui, je sais ce que vous allez me demander.

    J’allais demander ce qu’il en est des émotions positives comme l’amour et la joie.

    Elles sont inséparables de votre état naturel à être en rapport intime avec l’Être. Des aperçus fugitifs d’amour et de joie ou de brefs moments de profonde paix ne peuvent arriver que lorsqu’une interruption survient dans le flot des pensées.

    Chez la plupart des gens, de telles parenthèses se produisent rarement et seulement accidentellement, à des moments où le mental réagit par le mutisme.

    Celui-ci peut être parfois déclenché par une vision d’une grande beauté, un épuisement physique extrême ou même un grand danger.

    Soudain, une immobilité intérieure s’installe. Et au coeur de cette immobilité, il y a une joie subtile mais intense, il y a l’amour, il y a la paix.

    Habituellement, ces moments ne durent pas, car le mental reprend l’activité bruyante que nous nommons la pensée.

    L’amour, la joie et la paix ne peuvent fleurir à moins que vous ne vous soyez débarrassé de la prédominance du mental.

    Mais ce ne sont pas ce que j’appellerais des émotions.

    L’amour, la joie et la paix se situent au-delà des émotions, à un niveau beaucoup plus profond.

    Vous devez donc prendre pleinement conscience de vos émotions et les ressentir avant de pouvoir sentir ce qui se situe au-delà de celles-ci.

    Étymologiquement, « émotion » veut dire « dérangement ». Le terme vient du verbe latin emovere, qui signifie « déranger ».

    L’amour, la joie et la paix sont les états profonds de l’Être, ou plutôt trois aspects de cet état de rapport intime avec l’Être.

    En tant que tels, ils n’ont aucun opposé.

    Pourquoi ? Parce que leur origine se situe au-delà du mental. Par contre, comme les émotions appartiennent au monde de la dualité, elles sont soumises à la loi des opposés.

    Ceci sous-entend simplement que vous ne pouvez avoir ce qui est bon sans ce qui est mauvais.

    Donc, dans l’état de non- éveil et d’identification au mental, ce que l’on qualifie parfois à tort de joie n’est en fait habituellement que l’aspect plaisir, éphémère, du perpétuel cycle d’alternance souffrance-plaisir.

    Le plaisir est toujours provoqué par quelque chose d’extérieur à vous, alors que la joie émane de l’intérieur.

    Autrement dit, la chose qui vous procure du plaisir aujourd’hui vous fera souffrir demain. Ou bien le plaisir disparaîtra et son absence vous fera souffrir.

    Et ce que l’on qualifie souvent d’amour peut certes être agréable et plaisant pendant un certain temps, mais il s’agit d’une attitude de dépendance qui nous fait nous accrocher, d’un état d’extrême besoin pouvant se métamorphoser en son opposé en un clin d’oeil.

    Une fois l’euphorie initiale dissipée, de nombreuses relations oscillent en fait entre « l’amour » et la haine, entre l’attirance et l’hostilité.

    L’amour véritable ne vous fait pas souffrir.  Comment le pourrait-il ?

    Il ne se transforme pas soudainement en haine, pas plus que la véritable joie ne devient souffrance.

    Comme je l’ai mentionné auparavant, même avant de connaître l’illumination avant de vous être libéré du mental -, il se peut que vous ayez quelques aperçus de ce que sont la joie et l’amour véritables, ou d’une profonde paix intérieure empreinte d’immobilité mais vibrante et vivante.

    Ce sont là des aspects de votre vraie nature, qui est en général masquée par le mental. Même dans le cadre d’une relation « normale » de dépendance, il peut y avoir des moments où la présence de quelque chose de plus authentique et d’inaltérable se fait sentir.

    Mais ces moments seront fugitifs, car ils seront vite évincés par l’activité interférente du mental.

    Vous aurez peut-être à ce moment-là l’impression d’avoir eu en votre possession quelque chose de très précieux et de l’avoir perdu.

    Ou bien votre mental essaiera de vous convaincre que, de toute manière, tout cela n’était qu’illusion.

    Mais la vérité, c’est que ce n’était pas une illusion et que cette expérience ne peut s’effacer.

    Elle appartient à votre état original qui peut certes être masqué par le mental, mais jamais être détruit par lui.

    Même lorsque le ciel est complètement couvert, le soleil ne disparaît pas. Il est encore là derrière les nuages.

    Selon Gautama le Bouddha, la douleur et la souffrance naissent du désir ou des compulsions et pour s’en libérer, il faut éliminer la subordination au désir.

    Pour trouver un substitut à la joie, qui est le propre de l’Être, le mental cherche le salut ou la satisfaction en désirant des choses extérieures ou dans le futur.

    Aussi longtemps que je suis mon mental, je suis aussi ces envies, ces besoins, ces manques, ces attachements et ces aversions.

    À part ceux-ci, il n’y a pas de « je », sauf sous la forme d’une infime possibilité, d’un potentiel non réalisé, d’une graine qui n’a pas encore germé.

    Dans cet état-là, même mon désir de me libérer ou d’atteindre l’éveil n’est encore qu’une autre envie axée sur une satisfaction et un accomplissement futurs.

    Ne cherchez donc pas à vous libérer du désir ni à « atteindre » l’illumination.

    Apprenez à être présent. Soyez celui qui observe le mental.

    Au lieu de citer Bouddha, soyez Bouddha. Soyez « celui qui est éveillé ». C’est ce que le mot bouddha veut dire : éveillé.

    Les humains sont en proie à la souffrance depuis toujours, depuis qu’ils sont sortis de l’état de grâce, qu’ils sont entrés dans le règne du temporel et du mental, et qu’ils ont perdu la conscience de l’Être.

    Dès ce moment-là, ils ont commencé à se percevoir comme d’insignifiants fragments évoluant dans un monde étranger, coupés de la Source et des autres.

    La douleur et la souffrance sont inévitables tant et aussi longtemps que vous êtes identifié à votre mental, c’est-à-dire inconscient spirituellement parlant.

    Je fais ici surtout référence à la souffrance émotionnelle, également la principale cause de la souffrance et des maladies corporelles.

    Le ressentiment, la haine, l’apitoiement sur soi, la culpabilité, la colère, la dépression, la jalousie, ou même la plus petite irritation sont sans exception des formes de souffrance.

    Et tout plaisir ou toute exaltation émotionnelle comportent en eux le genre de la souffrance, leur inséparable opposé, qui se manifestera à un moment donné.

    N’importe qui ayant déjà pris de la drogue pour « décoller » sait très bien que le « planage » se traduit forcément par un « atterrissage », que le plaisir se transforme d’une manière ou d’une autre en souffrance.

    Beaucoup de gens savent aussi d’expérience avec quelles facilité et rapidité une relation intime peut devenir une source de souffrance après avoir été une source de plaisir.

    Si on considère ces polarités négative et positive en fonction d’une perspective supérieure, on constate qu’elles sont les deux faces d’une seule et même pièce, qu’elles appartiennent toutes deux à la souffrance sous-jacente à l’état de conscience dit de l’ego, à l’identification au mental, et que cette souffrance est indissociable de cet état.

    Il existe deux types de souffrance:

    • celle que vous créez maintenant et
    • la souffrance passée qui continue de vivre en vous, dans votre corps et dans votre esprit.