prendre soin de soi

Pourquoi on a du mal à prendre soin de soi

Bien etre bain moussant

Se détendre, bien manger, prendre le temps de lire, se faire masser… Nous savons tous que notre bien-être dépend de notre capacité à nous traiter avec douceur et bienveillance. Mais de la théorie à la pratique, il y a un pas, parfois très difficile à franchir.

Estelle, 37 ans, « lectrice assidue de Psychologies », a eu un déclic en lisant notre hors-série Se faire du bien. « Je me suis dit, ça a l’air si simple, ce sont des petites choses faciles à intégrer dans son quotidien : s’étirer, bien respirer, prendre un bain, et pourtant ces petites choses me semblent aussi difficiles que de gravir l’Himalaya !

En y réfléchissant, j’ai compris qu’au fond, je ne croyais pas vraiment que cela pourrait changer ma vie. C’est comme si les jeux étaient faits dès le départ : certains sont naturellement doués pour se faire du bien et d’autres sont condamnés à lire des conseils sans pouvoir les appliquer ! » Nous pourrions ainsi multiplier les témoignages de ceux qui, tout en ayant conscience que prendre soin de soi est la base du bien-être physique et émotionnel, oublient, négligent ou malmènent leur corps.

On s’identifie trop à son corps

« Il y a deux façons de vivre son corps, explique le psychanalyste J.-D. Nasio. Soit en l’oubliant, et là j’identifie mon corps à mon être et je me dis que “je suis mon corps” ; soit en pensant à lui, et là je tiens mon corps pour mon bien le plus précieux, et je me dis que “j’ai un corps”. »

Plus concrètement, cela signifie que lorsque nous ne faisons qu’un avec notre corps, nous ne pouvons pas nous dédoubler, et donc le prendre comme objet de soins. En revanche, si nous avons conscience d’avoir un corps, un « maître souverain », comme le définit le psychanalyste, qui a le pouvoir de prolonger ou d’arrêter notre vie, alors nous pouvons le traiter avec tous les égards qu’il mérite.

Mais prendre soin de soi n’est pas seulement une affaire entre soi et soi. Pour Robert Neuburger, psychiatre et psychothérapeute (auteur, notamment, des Territoires de l’intime, Odile Jacob), cette démarche n’a de sens que dans le cadre d’une relation. « L’être humain ne peut pas “se faire exister” par lui-même, il ne peut pas se passer de l’autre. C’est pourquoi on prend soin de soi non pour soi, mais en fonction du regard des autres. Pour préserver une appartenance. »

Si l’on ne se sent pas assez important, si l’on doute de sa valeur, si l’on n’a pas trouvé sa place, prendre soin de soi n’a pas de sens. « Après mon divorce, je me trouvais moche, sans intérêt, se souvient Agnès, 44 ans. Prendre soin de moi à cette époque, ça voulait dire aller chez le coiffeur pour que ma fille ait quand même une image positive de sa mère. C’est aussi pour elle que je mettais du rouge à lèvres. »

On a trop écouté papa et maman

La bienveillance, un mot qui peut paraître étrange, tant nous sommes pris parfois entre obligations, rythmes effrénés, peurs… L’oubli de soi nous guette et avec lui presque une certaine malveillance envers nous-mêmes. Pour faire le point, découvrez notre test Savez-vous être bienveillant avec vous-même ? 

Si du regard des autres dépend le regard que nous posons sur nous, c’est le regard parental qui, le premier, nous permet de développer une relation bienveillante – ou non – avec notre corps. « Savoir s’occuper de soi ou se négliger dépend à la fois de notre histoire personnelle et de notre éducation, analyse la psychothérapeute Michèle Freud (auteur de Mincir et se réconcilier avec soi, Albin Michel). La perception de soi est façonnée par des mots, des gestes et des regards perçus dans l’enfance.

Si cette expérience a été satisfaisante, nous pourrons construire une image saine de notre corps et une bonne estime de soi. Si ce n’est pas le cas, la relation au corps sera plus difficile, et on préférera oublier ce mal-aimé de différentes manières : mauvaise nourriture, surmenage, absence d’hygiène de vie, etc. »

A ces données de départ, souligne Michèle Freud, viennent s’ajouter les messages positifs ou négatifs transmis par notre éducation. « Ce conditionnement détermine nos comportements : ne pas oser prendre du temps pour soi sans culpabilité, considérer que s’occuper de soi est une perte de temps, une preuve d’égoïsme, associer repos et paresse… » Toutes ces croyances, plus ou moins conscientes, peuvent nous rendre sourds à nos besoins et freiner notre aspiration au mieux-être.

Evelyne, 36 ans, pose un regard à la fois envieux et un peu méprisant sur « celles qui se chouchoutent comme dans les magazines féminins ». « Des masques, des massages, du yoga…, quand travaillent-elles ? Je gère une entreprise d’informatique de vingt personnes, j’ai deux enfants, je n’ai vraiment pas le temps de me dorloter ! » Mais Evelyne n’est aveugle ni sur son histoire, ni sur la façon dont elle a dû s’imposer dans un milieu très masculin. Son père, ex-chef d’entreprise, l’a toujours considérée comme son « héritier ».

« Pas “héritière”, précise-t-elle en souriant. Chez nous, la valeur absolue, c’est le travail et la réussite sociale. Quand mes copines se pomponnaient pour faire la fête, je bossais pour préparer mon master aux Etats-Unis. Inutile de dire que le maquillage et les fringues, c’étaient les cadets de mes soucis ! Aujourd’hui pourtant, j’aimerais être plus douce avec moi, plus sensible et moins cérébrale, mais c’est trop tard, les mauvaises habitudes sont prises ! »

On pense qu’on ne le mérite pas

Des prétextes, nous en avons tous pour nous négliger en toute bonne foi. « Je n’ai pas le temps de m’occuper de moi », « J’ai mieux à faire que de me prélasser dans un institut », « Je n’ai pas les moyens de me chouchouter » sont les excuses boucliers que l’on met le plus souvent en avant. « La plus courante est : “Je n’ai pas le temps”, constate le psychothérapeute Gonzague Masquelier (directeur de l’Ecole parisienne de gestalt - EPG -, auteur de Vouloir sa vie, la gestalt-thérapie aujourd’hui, Retz). Evidemment, elle abrite des croyances bien ancrées, qu’il faut cerner puis démonter pour pouvoir neutraliser leur influence négative. »

Parmi celles-ci : « Je n’ai pas le droit de me faire plaisir », « Je ne mérite pas ces dépenses », « Ce ne sont pas des soins qui me rendront plus heureux »… Et chacune d’elles abrite de l’agressivité que l’on retourne contre soi, un état dépressif, ou encore des messages inconscients transmis de génération en génération. Laurène, 35 ans, a mesuré l’ampleur de son « verrouillage intérieur » le jour où elle a accepté de se faire masser par une amie. « Je me suis allongée en sous-vêtements, dans une lumière douce. Muriel a commencé à me masser très doucement… Je n’ai pas tenu cinq minutes, j’ai éclaté en sanglots. C’était trop : trop de douceur, trop de contact, je n’avais jamais connu ça ! Chez moi, on s’embrassait une fois par an, et encore… Toute cette dureté, cette sécheresse affective dont j’ai tant souffert sans m’en rendre compte sont remontées d’un seul coup, j’ai pleuré pendant une demi-heure sans pouvoir m’arrêter. »

On sent que ça peut faire mal

Pour Gonzague Masquelier, cette réaction n’a rien d’étonnant. Lorsque l’on s’est construit dans un environnement affectif rigide, la douceur, les attentions, le toucher ne nous sont pas seulement étrangers, ils représentent une menace pour notre équilibre. Pour ne pas remettre en question son éducation, donc risquer de faire chuter le parent de son piédestal, pour ne pas ébranler les stratégies de défense qui nous ont aidés à nous construire, nous verrouillons toutes les portes afin de continuer à nous traiter comme nous l’avons été.

« Prendre soin de soi peut également être douloureux ou impossible si c’est vécu comme une transgression, ajoute Michèle Freud. Lorsque l’on s’autorise à “aller” là où les parents se le sont interdit : se faire plaisir, prendre du temps pour soi, savoir s’écouter. Cette démarche n’est pas simple, cela demande de surmonter un sentiment de culpabilité pour sortir du schéma de répétition. » Difficile en effet de s’offrir une cure en thalasso ou une crème haut de gamme quand ses parents avaient du mal à joindre les deux bouts.

S’il est plus facile de prendre soin de soi lorsque l’on a appris à s’accepter, à s’aimer, il est aussi vrai qu’apprendre à se prodiguer des soins peut conduire à mieux s’accepter et à mieux se traiter. « Je ne crois pas aux grandes révolutions du jour au lendemain, poursuit Michèle Freud. C’est pourquoi je préconise toujours, et pour tous, la politique des petits pas, la seule qui puisse nous réconcilier en douceur avec notre corps, donc avec nous-même. »

Carole, 41 ans, a fait sa petite révolution l’année dernière. « Je ne prends plus mon petit déjeuner en famille, je quitte la maison quand tout le monde se réveille et je vais marcher. Au début, j’étais culpabilisée, mais maintenant, j’assume et je savoure chaque pas que je fais, seule et légère dans le petit matin. »

7 pistes pour se faire du bien un peu plus, un peu mieux

Plutôt que de vous vanter les mérites – indéniables – des spas, instituts de massages, cours de yoga ou de méditation, nous vous proposons une petite ordonnance thérapeutique, élaborée par les psychothérapeutes Michèle Freud et Gonzague Masquelier.

1.Ne placez pas la barre trop haut.
Notez sur un carnet toutes vos phrases et pensées qui commencent par « Je dois », « Je ne dois pas », « Il faut », « Il ne faut pas ». Peut-être prendrez-vous conscience que vos objectifs en matière de nutrition, de forme, de beauté sont trop contraignants, donc difficiles ou impossibles à atteindre. Se maltraiter, c’est aussi se montrer trop exigeant avec soi.

2.Prenez conscience de vos gestes.
En vous lavant, en vous crémant, en buvant du thé, en vous habillant, ralentissez votre rythme et prêtez attention aux sensations que ces gestes vous procurent. Plus nous agissons en automates, plus nous oublions notre corps, et plus nous le négligeons.

3.Choisissez votre tempo.
Vous êtes plus jogging que yoga, plus fitness que méditation ? Bougez à votre rythme, selon votre personnalité et vos besoins. Il n’y a qu’une seule façon de prendre soin de soi : écouter et respecter ses propres besoins.

4.Faites équipe.
A deux ou en groupe, on est plus motivé car plus soutenu. Massages, piscine, cours de théâtre ou de danse…, créez votre réseau « bien-être » et serrez-vous les coudes.

5.Organisez votre agenda.
Choisissez deux heures dans la semaine et réservez-les. Activité ou oisiveté…, elles vous appartiennent. Avec le temps, vous apprendrez à en faire le meilleur usage pour vous.

6.Apprivoisez le plaisir.
Une tasse d’excellent café, une heure à lire emmitouflé dans un plaid, un plateau-télé spécial régression… Une fois ce plaisir savouré, notez vos sensations et émotions, y compris les moins confortables (gêne, culpabilité, tension, etc.). Vous apprendrez à affiner votre sens du plaisir en comprenant ce qui vous empêche de le vivre pleinement.

7.Félicitez-vous.
Chaque petit soin, chaque petite attention que vous vous accordez est un grand pas vers la liberté intérieure. Bien se traiter est difficile pour la plupart d’entre nous, ne l’oubliez pas !


Source : http://www.psychologies.com/

 

Je me choisis !

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Article posté par Vanessa sur mon groupe "Guidances et Soins énergétiques"


Je ne veux plus me nier, nier mes sentiments, mes besoins, mes attentes. J
e veux être respectée, écoutée, entendue.
J’ai le droit de respirer, de me dire.
J’ai le droit de dénoncer, de penser, de crier. J’ai le droit d’exister.

Je veux vivre debout, être en paix avec moi-même.
Je veux grandir, changer, m’aimer.
Je veux rêver, rire, m’épanouir.
J’ai besoin d’air, j’ai besoin de m’écouter.
J’ai besoin de décider pour moi, avec moi, en fonction de mes besoins à moi, de ce que je veux faire de ma vie.

J’en ai marre de vivre en fonction des autres pour être aimée.
J’en ai marre de faire des courbettes pour acheter la paix ou ne pas être seule.
Je choisis de vivre, de vivre ma vie.
Je choisis de vivre mes sentiments, mes émotions, mes rêves, mes espoirs.

Je veux me vivre jusqu’au bout, telle que je suis.
Je me réserve le droit d’essayer, de me tromper, de recommencer, d’essayer encore et de réussir.

Pendant la transition, j’accepte ma souffrance, ma déception.
J’accepte mon insécurité, mon désespoir.
J’accepte ma colère contre les autres.
On ne m’avait rien promis.

J’accepte ma colère contre moi, de m’être si longtemps niée et oubliée.
Je suis en sevrage, car je sais qu’avec le temps, ces sentiments vont s’atténuer et disparaître, remplacés par le pardon.

Je sais qu’avec le temps, mon cœur va guérir d’avoir mal aimé.
Et peut-être qu’avec le temps, j’oserai à nouveau tenter l’expérience d’aimer et d’être aimée. 

Papillon scintillant

Pensée de la semaine : S'aimer soi-même, 

Pour me faire aimer...

Pour me faire aimer, j’ai vraiment tout essayé.

J’ai même changé de personnalité. Mais ça n’a rien donné.

Pour me faire aimer, j’ai acheté la paix, même si cette paix me troublait. Mais ça n’a rien donné. 

Pour me faire aimer, j’ai pris tous les blâmes sur moi, même si je n’en étais pas la cause. Mais ça n’a rien donné. 

Pour me faire aimer, j’ai tout accepté, même de pardonner l’impardonnable. Mais ça n’a rien donné.
 
Pour me faire aimer, j’ai accepté de me faire blesser verbalement sans jamais riposter. J’ai saigné abondamment et j’ai léché mes plaies. Mais ça n’a rien donné.
 
Pour me faire aimer, j’ai consenti à me faire rabaisser plus d’une fois. Mais ça n’a rien donné. 

Pour me faire aimer, j’ai rien dit afin de vous protéger et j’ai tout enduré. Mais ça n’a rien donné. 

Pour me faire aimer, je vous ai comblé de cadeaux et vous en avez largement profité. Mais ça n’a rien donné. 

Pour me faire aimer, je vous ai donné du temps que je n’avais pas. Mais ça n’a rien donné. 

Pour me faire aimer, j’ai toujours fait les premiers pas, même si vous savez pertinemment que c’était à vous de les faire. Mais ça n’a rien donné. 

Pour me faire aimer, j’ai essayé de vous comprendre tout en douceur, de différentes façons, mon besoin de vous, mon besoin de votre amour. Mais ça n’a rien donné. 

Pour me faire aimer, j’ai finalement compris après plusieurs années de travail acharné, que c’était moi que je devais tout simplement… Aimer. 

Papillon scintillant

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Prendre soin de soi, un geste égoïste ?

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Article posté par Vanessa dans mon groupe "Guidances et Soins énergétiques"


Avez-vous été amené à croire que prendre soin de soi était égoïste ?

La plupart ont appris que pour être une bonne personne, ils doivent être « désintéressées » et prendre soin des autres… parfois au détriment de leur bien-être personnel.

Voici quelques questions :

• Avez-vous été amené à croire que négliger vos propres besoins et prendre soin des autres conduirait au bonheur et à l’épanouissement ?
• Avez-vous appris que si vous prenez soin des autres, alors ils prendront soin de vous et vous donneront l’amour dont vous avez besoin ?

Si vous avez répondu « Oui » à l’une de ces questions, en voici encore une : 

• Est-ce que cela fonctionne ?

Selon certaines théories, prendre soin des autres pourrait vous amener à vous sentir seul, déprimé et plein de ressentiments et il y aurait une bonne raison à cela. Quand vous négligez vos propres sentiments et besoins, vous êtes fondamentalement en train de vous abandonner. Ce qui est intéressant, c’est que vous pouvez imaginer combien c’est douloureux pour une autre personne de se négliger, mais pas pour vous-même. En réalité, la dynamique est la même.

Par exemple, imaginez que vous avez un enfant et au lieu de lui donner de l’amour et de l’attention, vous vous détournez et choisissez d’en donner à l’enfant d’à côté. Votre enfant ne se sentirait-il pas seul, déprimé et en colère ? Eh bien, le brassage de ces émotions négatives est ce qui arrive à votre propre enfant intérieur (nous en avons tous un) lorsque vous choisissez de donner la priorité aux autres, au lieu de vous-même. Il y a un prix à cela.

En fait, prendre soin de vous-même est tout le contraire d’être égoïste. C’est être responsable.

Lorsque vous vous engagez à prendre soin de vous, vous reconnaissez vos propres sentiments et besoins et vous les traitez dans le moment présent, vous vous sentez alors plein d’amour et de bonne énergie et votre Etre intérieur s’épanouit. Voilà pourquoi vous pouvez ensuite partager assez d’amour avec les autres. Ce genre d’amour est authentique et durable. Il ne naît ni du désir d’être reconnu comme une bonne personne ni du besoin d’obtenir de l’amour et de l’approbation. C’est l’amour sans attente qui apporte une liberté émotionnelle.

Aussi, lorsque vous prenez soin de vous-même avant de le faire pour les autres, vous leur donnez l’occasion d’apprendre à prendre soin d’eux-mêmes. A part les bébés, les personnes âgées ou les malades, prendre soin des autres est souvent dévalorisant. À un certain niveau, votre attitude leur envoie le message qu’ils sont incapables de prendre soin d’eux-mêmes. Cela se produit souvent avec certains parents qui sont déplorablement aux petits soins de leurs enfants, de telle sorte que ces derniers se sentent incapables de faire face à la vie.

Si vous avez pris l’habitude de prendre soin des autres plutôt que de vous-même, les gens autour de vous pourraient ne pas comprendre quand vous commencerez à vous soucier de vous. Mais même s’ils s’en étonnent au début, cela ne signifie pas que votre prise de responsabilité ne leur sera pas bénéfique à long terme. Vous les amènerez ainsi à s’autoresponsabiliser également. Ce n’est pas parce que les personnes autour de vous n’apprécient pas le fait que vous commenciez à prendre soin de vous-même que votre comportement n’est pas un geste d’amour (pour vous et pour eux). Rappelez-vous que ceux qui vous aiment vraiment veulent que vous soyez heureux et applaudiront votre décision ; par contre, les gens qui, peut-être inconsciemment, vous utilisaient, seront en colère contre vous.

Il faut du courage pour changer votre intention de prendre soin des autres à vos dépens (ce qui implique souvent un désir de contrôler les autres) pour votre épanouissement personnel. Ce n’est qu’à ce moment-là que vous serez en mesure de partager un véritable amour avec les personnes qui seront également disposées à l’accepte

9 façons de prendre soin de vous

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Plus nous avançons dans la vie et plus nous avons tendance à mettre l’accent sur les autres, le bien-être de nos proches et de notre famille.

Nous voulons les voir grandir et se développer de manière positive.

  • Mais peut-on aider les autres sans commencer par s’aider soi-même ?
  • Combien d’entre nous savent se concentrer avec la même intention sur eux-mêmes, afin de protéger leur propre santé émotionnelle, mentale et physique ?
    (On ne parle pas ici de narcissisme, d’égotisme, mais d’apprendre à bien se traiter soi-même).
  • Comment pouvons-nous nous assurer que nous nous cultivons nous-mêmes de façon adéquate ?

Il y a de nombreuses façons d’améliorer notre santé mentale et physique, et pas seulement en mangeant de façon intelligente, mais aussi en faisant de petits, mais importants changements dans notre vie quotidienne.

Voici 9 conseils très simples à pratiquer sans restriction.

« Soyez doux avec vous-même. Vous êtes un enfant de l’univers, pas moins que les arbres et les étoiles.

Dans le désarroi bruyant de la vie, sachez maintenir la paix dans votre âme. »
Max Ehrmann


1. Levez-vous tôt

Se réveiller au dernier moment pour tout faire ensuite dans la précipitation est facteur de stress.
C’est l’une des pires façons de commencer votre journée.

Réveillez-vous suffisamment tôt pour avoir du temps à penser à la journée qui se présente, élaborer un plan, lire ou écrire, faire du yoga, de la méditation avant de partir au travail.

Ce moment d’intimité avec soi-même est crucial pour votre santé physique et psychique.

De plus, si vous avez la chance de faire ça au soleil ou dans un endroit avec une forte lumière, ce n’en est que mieux.
De nombreuses études montrent que l’exposition à la lumière du matin a une influence sur l’indice de masse corporelle (IMC) des patients (cela joue à hauteur de 20 %). La lumière permet d’ajuster l’horloge interne qui régule votre rythme circadien et donc votre balance énergétique.

Elle joue aussi dans la dépression saisonnière. 


2. Buvez de l’eau

Buvez un grand verre d’eau au réveil pour démarrer votre organisme, car la nuit est en quelque sorte une « traversée du désert », durant laquelle on peut rapidement se déshydrater sans avoir l’occasion de boire, surtout en été.

Cette eau peut éviter une sécrétion trop élevée de l’hormone antidiurétique secrétée durant votre sommeil. L’hormone antidiurétique (ADH) ou vasopressine est une hormone favorisant la réabsorption de l’eau par l’organisme.
Elle permet de réguler les fonctions urinaires et la pression sanguine. Elle joue un rôle important dans la gestion de l’anxiété. On ne doit pas trop en sécréter. 

Pensez à vos réserves d’eau pour la journée de façon à être en mesure de boire régulièrement, surtout si vous travaillez assit.
De nombreuses études ont montré que les Français ne buvaient pas assez d’eau, alors que les besoins hydriques d’un adulte sont de 2,5 litres par jour (attention toutefois, le corps ne peut pas absorber plus d’un litre par heure, inutile de forcer les doses).

Ça ne date pas d’hier, Hippocrate, 4 siècles avant J.C. disait déjà que "l’alimentation était notre première médecine"


3. Devenez plus conscients de ce que vous faites.

Le matin, éloignez votre téléphone de sorte à pouvoir vous concentrer sur ce que vous faites, ce que vous goûtez, regardez, dans l’instant.

Être conscient de l’instant présent vous aide à apprécier ce que vous faites et permet aussi de mieux vous rappeler ce que vous avez fait.

Si vous ne pouvez pas rappeler ce que vous avez mangé hier à la même heure, vous savez que vous étiez distrait et avez agi sans être pleinement conscient de votre action.
Vous pouvez même en profiter pour méditer.

Les approches de « pleine conscience » ont fait l’objet de nombreuses études scientifiques depuis plus de 30 ans et ont notamment montré leur efficacité sur la réduction du stress (diminution de la production de cortisol, l’hormone du stress), de l’anxiété et la régulation émotionnelle. 


4. Ralentissez

Simplifiez vos tâches, prenez une profonde respiration et cochez ce que vous pouvez dans votre liste de « To do »

Liste To Do = À faire. Il s’agit de cocher (ou décocher) certaines choses qu’on avait prévu de faire pour soulager son emploi du temps

La vie est un flux continu et ce que vous n’avez pas pu faire vous le ferez à un autre moment.

Vous pouvez aussi expérimenter la sensation ne rien faire du tout pendant 10 ou 15 minutes quand vous vous réveillez. Car le corps aussi parle sans cesse et ce peut être un moment dans lequel vous allez pouvoir l’entendre parce que vous l’écoutez.
La mémoire inscrite dans votre corps est extrêmement parlante. 


5. Apprenez à être positif

Essayez de trouver le positif dans ce que vous pouvez, que ce soit votre nourriture, votre maison, votre journée, vos enfants, le trajet pour aller travailler.

Il y a toujours quelque chose de bon dans ce que vous avez et ce que vous faites. Essayez de voir cela et de vous concentrer dessus.

Par exemple:

Si vous croisez quelqu’un en chaise roulante, vous pouvez bénir la vie d’avoir vos deux jambes et de pouvoir marcher… (Surtout si vous étiez en train de râler parce que la queue n’avançait pas assez vite).

Apprenez à regarder ce que vous avez réalisé comme une expérience qui vous fait grandir, quel que soit le résultat « en positif » ou « en négatif ». Il n’y a rien de mauvais, il n’y a que des expériences dont on tire des leçons de vie. 

C’est une bonne façon d’apprendre à être plus reconnaissant envers la vie, mais également vous faire sentir mieux envers vous-même.

Si quelque chose de difficile vous arrive, essayez de le regarder différemment, de prendre du recul, de le voir sous un autre angle.
C’est souvent la perception que vous avez de la situation qui est bouleversante plutôt que la situation elle-même.

Parfois, certains évènements que l’on croit « contre nous » sont « avec nous » : vous avez raté ce train à cause d’un embouteillage et êtes dépité(e). Ce que vous ne savez pas, c’est qu’il va avoir une avarie et restera 4 heures bloqué sur la voie. Apprenons aussi à nous réjouir d’un contretemps…

Le professeur de psychologie Robert Emmons, de l’Université de Californie, a montré que les personnes qui ont décrit chaque semaine cinq choses qu’elles trouvaient positives ont eu moins de problèmes de santé et ont renforcé leur attitude positive (ce qui d’ailleurs peut influer sur ce qu’on appelle la chance). 

 


6. Expérimenter vos sentiments

Il est normal de se sentir triste, déprimé, anxieux, solitaire ou même heureux. Asseyez-vous, observez vos phénomènes ou états affectifs, écrivez à leur sujet.

Partagez vos sentiments si vous pouvez le faire avec quelqu’un de confiance. Dans l’intérêt de la raison, il vaut mieux essayer de comprendre que de juger ce que vous ressentez.


7. Faites quelque chose pour vous-même

Que ce soit une promenade, l’écriture, partir en vacances…

Faites quelque chose que vous pouvez apprécier.

Vous n’êtes pas obligés de partir à l’étranger pour avoir des vacances, vous pouvez aller voir les points d’intérêt dans votre propre ville ou dans les environs, que vous n’avez jamais vus et qui sont riches et beaux. La beauté est une nourriture pour l’âme au même titre que le pain l’est pour le corps. 


8. Connectez-vous avec votre Enfant intérieur

Qu’est-ce que vous aimeriez faire comme un enfant ? Faire du vélo ? Partir en pique-nique ? Faire du roller ?

Essayez de vous souvenir l’enfant que vous avez été, reprenez contact avec lui et allez de l’avant en faisant ce que votre cœur vous dit !
Il a été démontré que cela est très tonique pour le cerveau. Le psychologue américain John Bradshaw a bien explicité comment, découvrir à quel stade du développement nous avons abandonné notre « Enfant intérieur », et le reconnecter pouvait influer sur notre comportement.


9. Pratiquez la reconnaissance

Essayez de le faire régulièrement. Quand vous vous concentrez sur ce que vous avez obtenu et découvert (même les choses que nous tenons pour acquises tels que la vue, pouvoir marcher, ou de l’argent pour acheter des livres, etc.) vous vous sentez plus en mesure de relever les défis auxquels vous êtes confrontés.

Et surtout, vous vous rendez compte que vous avez ce que beaucoup dans le monde entier n’ont pas.

Le Pr. Paul Mills de l’université de Californie, à San Diego, a aussi montré comment le sentiment de reconnaissance et de gratitude influait sur le bien-être spirituel, le sommeil, l’humeur, la fatigue, mais aussi des marqueurs biologiques de l’inflammation.
De fait, « les personnes qui éprouvent de la gratitude repèrent davantage les événements positifs de la vie et les retiennent plus que les personnes moins reconnaissantes » indique Rébecca Shankland, maître de conférences à l’université de Grenoble-Chambéry.