Angoisse

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L'angoisse est un malaise caractérisé par la crainte plus ou moins consciente de mourir qui s'accompagne d'une oppression douloureuse, de palpitations et d'étourdissements. La personne qui en est affectée ne comprend pas ce qui lui arrive et ne sait plus vers qui se tourner. L'angoisse peut survenir brusquement, sans prévenir. Ce peut être en prenant l'ascenseur, en traversant un pont ou un tunnel ou encore devant toute situation insécurisante.

L'angoisse a souvent comme origine une situation traumatisante où la personne est demeurée figée dans l'émotion. 

Aussi, chaque fois que la personne se retrouve devant une situation lui rappelant celle où elle est demeurée prisonnière, elle entre dans un éta de panique qui s'exprime par l'angoisse, les étourdissements, les nausées, l'évanouissement ou la paralysie.

Il peut s'agir d'une situation ou le père a été tué devant les yeux de l'enfant, une scène où la mère battue perd beaucoup de sang ou encore une circonstance où la personne est demeurée sans voix ou paralysée pour un moment.

Inconsciemment, la personne qui a vécu une émotion de ce genre croit que, si elle va jusqu'au bout du traumatisme, elle va en mourir. Et c'est bien ce qu'elle tente de fuir. La fuite devient un mécanisme de survie.

Anna a ressenti des malaises d'angoisse suite à l'hospitalisation de son frère pour un infarctus du myocarde. L'angoisse l'étouffe. Elle ne comprend pas ce qui lui arrive. Elle est persuadée d'avoir accepté la maladie de son frère ainsi que l'opération qu'il doit subir.

En fait, le transport, en ambulance de son frère vers l'hôpital la ramène, à son insu, à un événement bien enregistré dans sa mémoire émotionnelle : elle a quatre ans, c'est la guerre. Elle est juive. On amène son père qu'elle aime tant dans ces camions où son entassés presque tous les membres de sa famille avec d'autres Juifs. Elle voudrait pleurer, elle voudrait crier "papa", mais elle a trop peur et se cache dans la foule.

Ce n'est pas seulement dans l'angoisse que nous pouvons chercher à fuir. On peut tout autant fuir dans les étourdissements, dans l'évanouissement en quittant sa réaltié dans la paralysie. Voici quelques exemples :

Chaque fis que le mari de Louisette lui dit des choses désagréables, cela engendre chez elle des émotions négatives et elle ressent des étourdissements. Inconsciemment, elle préfère disparaître plutôt que d'entendre ce qu'elle comprend comme étant : "Je ne t'aime plus", "tu m'as déçu", etc.

Guillaume avait cinq ans lorsque ses parents se séparent. Son père obtint la garde des enfants. Sa mère leur rendait visite à l'occasion. Au cours d'une de ces visites, elle arriva avec des sacs remplis de nourriture. Son père entra dans une de ses colères, il frappa samère si violemment que le sang gicla. Guillaume assistait à la scène. Pour cet enfant hypersensible, ces trop fortes émotions firent qu'il quitta son corps physique. Par la suite, chaque fois qu'il vivait une émotion forte, il fuyait sa réalité trop difficile à assumer. Devenu adulte, ce dont Guillaume avait le plus peur, c'était d'être psychopathe (pour reprendre ses mots, "il craignait d'être fou"), sa mère ayant elle-même été hospitalisée en psychiatrie.

Bien des personnes, comme Guillaume, qui ont vécu des traumatismes trop grands pour leur âge se retrouvent parfois à devoir prendre des antidépresseurs pendant une grande partie de leur vie ou à être internés alors qu'en les aidant à retourner dans l'émotion dans laquelle ils ont figé pour qu'ils puissent la surmonter, ils libèrent leur mécanisme de protection qui était de quitter leur réalité.

Maxime s'est évanoui à l'école. Ses parents sont très inquiets, puisque c'est la seconde fois en peu de temps. Maxime a toujours été surprotégé. Sa mère l'a allaité jusqu'à l'âge de trois ans et ne l'a presque jamais confié à une garderie. Maxime commence l'école et ressent une grande insécurité. Il a des problèmes de vision causés par sa peur d'être éloigné de ce qui représente sa sécurité. Il ne veut plus fréquenter l'école et le manifeste par de l'agressivité. Se sentant impuissant à changer la situation, il fuit dans les évanouissements.

Jean-Marc a deux ans. Ses parents l'amènent faire une balade en automobile avec ses frères. Il est assis sur la banquette arrière. Soudain, la portière s'ouvre et Jean-Mars est propulsé hors du véhicule. Il s'en tire avec un fracture du crâne. A l'âge de 21 ans, il est avec des amis en automobile, assis à nouveau à l'arrière. Le conducteur a pris quelques verres. Soudain, à cause d'une fausse manoeuvre, il perd la maîtrise du véhicule. Jean-Marc est paralysé par la peur. Le lendemain, il se lève avec une paralysie faciale. 

 

 

Source : Méta médecine : la guérison à votre portée

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