Conférence "T.I.P.I" - Marie Annick Gaudaré

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Qu’est ce que T.I.P.I. ?

Je suis allée à une conférence Jeudi 15 Décembre 2016 organisée par l’association AZA54.fr et animée par Marie-Annick GAUDARE (Praticienne et formatrice TIPI en situation depuis 2013 – formatrice à TIPI pour les petits et en cours de validation pour TIPI en direct).

Au premier abord, j’y suis par pure curiosité, car comme vous le savez, tout m’intéresse et tout est pour moi source d’apprentissage. J’ai été, tout au long de cette conférence attentive et intéressée par cette méthode peu connue et pourtant si simple d’utilisation, car oui, cette Technique d’Identification Sensorielle des Peurs Inconscientes est une technique efficace que tout le monde peut pratiquer sur soi-même et pour soi-même. C’était d’ailleurs le but de cette soirée d’information : Nous permettre de repartir avec une technique précise et claire.

Contrairement à l’E.M.D.R., pas besoin de remonter à la source de la situation qui a provoqué chez nous un choc émotionnel, il suffit juste d’accueillir l’émotion du moment sans chercher à comprendre pourquoi nous réagissons de la sorte et surtout de ne rien contrôler dans ce que notre corps veut nous exprimer. Bien au contraire, notre rôle sera de l’accompagner jusqu’à un total apaisement. Vous trouverez plus loin et plus en détail, le protocole à suivre.

Nous sommes tous capables de réguler nos émotions … mais parfois pour des raisons inconscientes, un blocage s’opère et il nous est impossible d’aller plus loin dans notre guérison intérieure.

Ces blocages concernent en fait toutes nos difficultés émotionnelles récurrentes, celles qui remontent à la moindre occasion : nos peurs, nos angoisses, nos phobies, nos anxiétés, nos stress, nos agacements, nos violences, nos inhibitions…

Qu’il s’agisse d’un choc suite à un accident ou d’une rupture affective douloureuse et que les mois qui suivent sont douloureux, le traumatisme s’efface peu à peu, et, nous pouvons en douceur reprendre goût à la vie.  Etant tous uniques et différents, ce n’est pas possible pour tout le monde. Alors que certaines personnes vont vers le meilleur, d’autres au contraire sombrent de plus en plus dans la douleur, la réaction émotionnelle et tout ce qui va avec.

Luc Nicon, au cours de ses recherches sur les difficultés d’apprentissage, a identifié une capacité naturelle qui est à notre disposition pour revivre sensoriellement l’origine de chacun de nos blocages émotionnels pour les réguler définitivement.

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Fondateur de l’association Tipi (Technique d’identification sensorielle des peurs inconscientes)

Auteur de :

  • Comprendre ses émotions (juin 2003)
  • Tipi (juin 2007)
  • Revivre sensoriellement (juin 2013)

Sa formation initiale de gestionnaire a rapidement laissé place à son intérêt pour l’humain.
Scénariste pour le cinéma, auteur et metteur en scène de théâtre, homme de radio, il s’est finalement spécialisé en pédagogie et en communication comportementale en milieu scolaire, professionnel et sportif.

Étalées sur plus de 25 ans, ses nombreuses recherches sur les mécanismes émotionnels l’ont amené à créer et développer Tipi, une technique permettant de revivre sensoriellement l’origine des peurs inconscientes. Cette technique est aujourd’hui mise en œuvre partout dans le monde par des médecins, des thérapeutes, des coaches.

Aujourd’hui, avec Revivre sensoriellement, son dernier livre, il nous propose d’utiliser l’essentiel de ses découvertes, par nous-mêmes, en complète autonomie.

(Source : http://emotionforte.com/a-propos-de-luc-nicon/)


Tipi permet de revivre sensoriellement l’origine de nos blocages émotionnels pour les réguler définitivement.

Ce que j’ai aimé dans cette technique c’est sa simplicité et sa rapidité, moins de 2 mn dans la mesure où nous mettons de côté notre mental. Elle permet de désactiver les difficultés émotionnelles et comportementales. Elle peut se faire en complète autonomie.

L’ensemble de la démarche est présenté dans les livres de Luc Nicon, “Revivre sensoriellement” et “Tipi : Technique d’identification sensorielle des peurs inconscientes” parus aux Editions Emotion Forte.

Ce qui est intéressant également c’est qu’on peut utiliser Tipi chez les tout petits (de 2 à 8 ans), puisque l’on fait appel à notre cerveau reptilien, celui où l’on stocke nos émotions depuis notre vie prénatal et qui se développe qu’à partir de 7-8 ans. Tous les parents et les professionnels en contact avec de très jeunes enfants peuvent rapidement et facilement apprendre à faire Tipi pour les petits. Pour se faire, des formations sont proposées sur le site de TIPI.PRO


Parlons maintenant de la technique proprement dite !

  1. Situation de départ

Pour démarrer une session TIPI, la première question à se poser est « quel est le problème que je veux résoudre ». Cette étape est très importante car le problème doit être clairement identifié pour pouvoir le résoudre.

Une fois le problème défini, il faut arriver à retrouver des sensations physiques qui lui sont associées. Pour y accéder, je dois retrouver une situation concrète, précise et représentative du problème à traiter. En clair ; "ce jour là, à ce moment précis, il m'est arrivé ça".
Ensuite, il faut cibler le moment le plus intense de cette situation. Par exemple pour une phobie de l'ascenseur cela peut être : "c'est au moment ou les portes se referme que cela devient insupportable".

  1. Mise en sensation

Cette étape est très importante, car pour accéder à la peur initiale, il faut partir d’un ressenti précis. Pour cela il est nécessaire de revivre le moment précis que l'on a ciblé auparavant. Revivre, ce n'est pas se souvenir de l'événement ou se rappeler des sensations ressentis, ce n'est pas non plus visualiser la situation. Revivre, c'est y être à nouveau dans l'ici et maintenant.

  1. Cheminement

Quand la personne est dans le revécu de la situation, la consigne est alors de ressentir ce qui se passe dans son corps. Une fois que l'empreinte sensorielle (plusieurs sensations associés) est bien présente, la personne doit lâcher la situation de départ et se recentrer sur son ressenti corporel.
Ensuite, il s’agit de rester spectateur de ses sensations corporelles et de les laisser évoluer sans intervenir. Un des pièges à éviter est d’interpréter les sensations. Une sensation c’est par exemple : j’ai le cœur qui bat fort, j’ai envie de pleurer, j’ai mal à mon épaule, je me sens tiré vers l’arrière, etc …  Ce n’est pas : Je me sens humilié, je ne suis pas à la hauteur, etc…

Si vous restez connecté à vos sensations, celle-ci vont évoluer et il vous suffira de suivre cette évolution. Il est possible qu’il apparaisse des ressentis désagréables : douleurs, envie de pleurer, peurs, etc… Ces sensations ne sont pas dangereuses et le fait de rester dans la sensorialité permet de les regarder avec un détachement suffisant pour ne pas être « envahi ». Dans certain cas, il peut y avoir un revécu de perte de connaissance qui se traduit par « je ne sens plus rien, plus rien ne vient » dans ces cas là, il ne faut pas interrompre le vécu et affiner ses sensations de ce « rien » afin de traverser cette perte de connaissance et lâcher ce vécu traumatique.


Dans tous les cas le revécu ne doit pas dépasser 5 minutes. S'il n'y a pas apaisement au bout des 5 minutes, c'est que le protocole n'a pas été bien suivi, ou alors, c'est qu'il y a une deuxième empreinte sensorielle. IL faut de toutes façons arrêter le processus et recommencer une deuxième séance.

  1. Retour au calme

Après la traversée qui peut être plus ou moins rapide et plus ou moins intense, la personne sent qu’elle est arrivée à destination. Elle ressent un profond apaisement ainsi qu’une fatigue due au relâchement des tensions. Si la personne est bloquée ou trop fatiguée pour arriver à ce stade, il est préférable qu’elle stoppe le revécu dans un moment de faible intensité et qu’elle le reprenne plus tard. 

  1. Validation

Après la phase de revécu, il est nécessaire de vérifier la guérison, pour cela la personne se remet en contact avec la situation qui a permis la mise en sensation et vérifie qu’il ne reste plus rien.

Si ce n’est pas le cas cela veut dire qu’il y a une autre peur qui n’est pas traitée. Dans ces cas la il faut refaire une exploration et un autre cheminement. Si la personne est trop fatiguée, il est préférable de la laisser se reposer avant de reprendre. 

(Source : http://www.hypnose-aurillac-cantal.fr/la-technique-tipi.php)


 

 

Nathalie Neumann sur Google+

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