Côté obscur

Cote obscur

Le démon est une force contraire, le côté obscur qui vit en nous, plaisir et souffrance, source de troubles. C’est un potentiel négatif qui s’insinue dans nos sens, dans notre imagination, dans notre corps. Lorsque cette force adverse prend le dessus, elle détruit et divise. Nos bonnes actions sont freinées, nous ne voyons pas la vérité, nous ne percevons pas la beauté et les dons qui nous sont propres. Nous n’avons plus la force d’aller au-delà de nos limites, nous nous engourdissons. Nos pulsions deviennent besoins de satisfaction ; ce sont des pulsions qui nous sont étrangères, elles ne vont pas en direction d’un objectif sain. Il y a manipulation et agression

J’observe mes pensées, mes gestes. Je découvre le côté obscur de mes actes qui, tels des épées, blessent le cœur d’autrui et mettent un voile devant la beauté, l’amour, mille possibilités. Je le vois dans les pensées qui annulent ma force, mon optimisme, qui provoquent ma colère. Je les vois dans l’impulsivité, la séduction, les plaintes, dans le déséquilibre, la prévarication, le jugement. La vie, c’est cesser de nourrir les ténèbres.
Je ferme les yeux. Je modifie les images des situations négatives dans mon esprit en pratiquant l’art de la visualisation. Je transforme la colère en pardon, en compréhension. Je réfléchis. Comment s’est modifié mon jugement ? Lorsque j’ouvre à nouveau les yeux, je regarde autour de moi comme si je voyais pour la première fois les nuances infinies et la beauté de toute chose. Je renforce ma capacité à ressentir, je vois mes limites, mes ombres, ma fragilité, ma souffrance, mes faiblesses, tout ce qui a contribué à augmenter le pouvoir de mon côté obscur. Je décide d’être invulnérable. Je recherche le côté positif des choses, je reconnais mes qualités, ce sont des étoiles dans l’obscurité de la nuit. Je peins et je crée. Ainsi je cesse d’être à l’écoute de mes préoccupations. Je m’éloigne sans prendre de positions rigides. Je me calme dans la totalité de l’ici et maintenant et je distingue clairement la frontière subtile entre lumière et ténèbres.

Je crée une prière :
« Que le chemin me soit montré, que mes yeux restent grands ouverts et vigilants. Que l’illusion n’obscurcisse pas la vérité de la grande mer de l’existence, de sa beauté. Que mon cœur se réjouisse de la joie d’autrui et que mes actions soient guidées par l’amour. Que le courage d’affronter les imprévus de la vie soit vivace en moi. Que le sacré m’habite pour toujours. »

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